Le gaspillage alimentaire, un dossier à prendre au sérieux

Quelle meilleure occasion de commencer notre dossier sur le gaspillage alimentaire que lors de la Journée nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire ? Un jour après la Journée mondiale de l’alimentation !

Suite à notre lecture de la dernière étude de l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie, l’ADEME, nous nous sommes décidés à renforcer encore plus notre analyse et à commencer de nouvelles recherches afin de proposer de nouvelles solutions techniques de gestion pour aider dans cette lutte.

Grand rassemblement dans l’entreprise, on se pose et on réfléchit ensemble.

Connaître son ennemi pour mieux lutter

10 millions de tonnes de produits perdus et gaspillés pour l’alimentation humaine

Ce gaspillage, c’est 16 milliards d’euros et c’est également environ 15 millions de tonnes de CO2 selon l’ADEME. L’impact écologique et économique est énorme, et surtout aberrante à l’heure où environ 1 milliard de personnes sont en malnutrition dans le monde. Ce désastre environnemental est aussi la source de tensions sur le marché alimentaire qui se répercutent sur les Hommes.

Le gaspillage alimentaire qu’est-ce que c’est ? Dis comme ça, on se remémore la dernière fois que l’on n’a pas terminé son assiette à la cantine ou au restaurant d’entreprise. On regrette de ne pas avoir touché à ces choux de Bruxelles, légumes pourtant de saison et très nutritif, et de les avoir lâchement jetés à la poubelle avant de ranger notre plateau.

Mais le gaspillage alimentaire ce n’est pas que cela ! On le définit comme l’action de jeter des denrées comestibles. Il peut s’agir d’un gaspillage, et également des pertes. Il se réalise tout au long de la chaîne d’approvisionnement. De la production agricole à la consommation, en passant par le stockage, la transformation, la distribution, la gestion, etc.

On peut et on doit donc tous agir, les professionnels comme les particuliers.

Côté restauration collective

On gaspille 4 fois plus en restauration collective et commerciale qu’au foyer

Selon l’ADEME toujours, la restauration hors domicile, collective et commerciale, à un rôle fort à jouer puisque si elle ne représente que 15% des repas que nous prenons, mais représente 42% des pertes et gaspillages !

Des bonnes raisons d’agir

Même si l’importance de cette lutte devrait se suffire à elle-même au vu de l’impact terrible qu’elle peut avoir sur nous et plus largement sur l’environnement, il y a de multiples autres raisons pour lesquelles la restauration collective et commerciale peut agir.

Travailler de meilleurs produits, bio, locaux et de saison

De façon tout à fait logique, si vous dégagez des économies vous pouvez les réinvestir dans des produits de qualité. Le bio, local et de saison, ce n’est pas un objectif inatteignable !

Améliorer la qualité des plats

Meilleurs produits, dit meilleurs plats. Meilleurs plats, dit convives heureux et donc moins de gaspillage. Le cercle vertueux commence et tout cela grâce à un plus grand respects des produits.

Et éviter de nouvelles obligations réglementaires

Parce que les contraintes, personne n’aime ça, et que nous n’avons pas besoin de contraintes lorsque l’on fait soit même les choses bien. C’est une façon de garder plus de liberté sur le mode de fonctionnement car si des méthodes sont imposées, il n’y aura plus de marge de manœuvre.

et de bonnes idées pour agir !

Des initiatives pour lutter contre le gaspillage alimentaire, il y en a de plus en plus. Qu’elles soient issues de particuliers, professionnels de la restauration ou de grandes entreprises.

Dans notre prochain article, nous aborderons quelques initiatives possibles pour la restauration collective.

En attendant nos experts se creusent la tête pour mettre au point de nouvelles fonctionnalités pertinentes dans cette lutte. Et mangez vos choux de Bruxelles au lieu de les jeter maintenant !

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